Nicolas Sarkozy reprend en main le dossier des bonus.

Nicolas Sarkozy reprend en main le dossier des bonus.
Le président de la République convoque les banquiersà une réunion le 25 août.


La polémique ne pouvait laisser l'Élysée indifférent. Jeudi matin, Nicolas Sarkozy, dans le Var, François Fillon, en Toscane, et Christine Lagarde, en Corse, ont eu plusieurs échanges téléphoniques pour ajuster la réaction du gouvernement aux nouvelles révélations sur les bonus.

Un communiqué a donc été publié hier pour demander notamment aux banques d'« appliquer avec fermeté les règles (du G20, NDLR) en matière de rémunération ». Il convoque également une réunion à l'Élysée le 25 août, c'est-à-dire le jour du premier Conseil des ministres de la rentrée.

Parallèlement, Matignon, qui recevait hier les principaux banquiers français, a fait valoir que la décision de BNP Paribas est purement virtuelle pour le moment puisqu'on ne connaîtra qu'à la fin de l'année le montant réel des bonus. En réalité, l'exécutif juge « très regrettable » l'initiative de BNP Paribas qui en général joue plutôt les bons élèves.

Au-delà des appels à des efforts en matière de crédit, la réunion d'hier a eu pour but de signifier aux banquiers que les pouvoirs publics entendaient suivre de très près le dossier des « rémunérations variables », comme il est pudiquement désigné par les techniciens. « En cas de non-respect des règles du G20 en matière de rémunération, nous avons des leviers d'intervention importants », fait-on valoir au gouvernement, sans préciser quel est cet arsenal.

Montants « totalement délirants » chez Goldman Sachs

Il était urgent pour Nicolas Sarkozy de réagir sur ce thème qui est au c½ur de la « refondation du capitalisme ». Car l'opposition a immédiatement vu le parti qu'elle pouvait tirer de cette polémique qui accrédite l'idée que le président en est réduit aux déclarations d'indignation vertueuses.

L'Élysée a fait savoir que Nicolas Sarkozy enverrait à la fin du mois une lettre aux chefs d'État et de gouvernement du G20, afin de centrer le sommet de Pittsburgh pour la réforme du capitalisme, le troisième du genre depuis le 14 novembre 2008, « autour de l'enjeu des bonus ». Certes, Sarkozy veut que « personne ne passe entre les mailles du filet », indique son entourage. Mais Michel Sapin, en charge des questions économiques au PS, souligne que l'on est « dans le traitement de l'opinion publique, pas dans le traitement du problème ». Il reproche à l'État de ne pas avoir exigé « d'entrer dans le conseil d'administration des banques qu'il a subventionnées, ce qui aurait été le meilleur moyen de garder un ½il sur le bonus versé ».

Pour l'Élysée c'est une bataille difficile, mais décisive. Hier, à Matignon, Baudouin Prot a demandé, à juste titre, que les règles du G20 « soient appliquées dans tous les pays ». Une demande de bon sens, dont le gouvernement est bien conscient. Bien plus que BNP Paribas, c'est la banque américaine Goldman Sachs qui est dans le collimateur. Elle a provisionné une somme sept fois supérieure à celle de BNP Paribas pour rémunérer les bonus de ses traders. Un montant jugé « franchement choquant », voire « totalement délirant », selon plusieurs sources à l'Élysée et Matignon. BNP Paribas « n'a fait que profiter de la brèche ouverte par Goldman » , résume un conseiller élyséen.

Dans un entretien au Monde, Christine Lagarde s'est pour sa part dite « scandalisée » par « les banques étrangères qui s'affranchissent des principes du G20 ». Pour autant, « une réponse qui ne serait que nationale pénaliserait la France et les banques françaises ». Tout le problème est là : faire diffuser les « bonnes pratiques » du G20 - comme la fin de l'automaticité des bonus - chez l'ensemble de ses partenaires. Une lettre de Sarkozy ne suffira probablement pas à faire rentrer dans le rang la banque dissidente. Ce qui promet un G20 à haute intensité, fin septembre, à Pittsburgh.

# Posté le dimanche 09 août 2009 18:22

Explications de Nicolas Sarkozy sur son salaire.

Explications de Nicolas Sarkozy sur son salaire. Afin de rétablir la vérité sur le salaire du Président de la République Française, je vous invite à visionner cette vidéo.

# Posté le mardi 04 août 2009 18:30

Après son malaise, Nicolas Sarkozy sous surveillance.

Après son malaise, Nicolas Sarkozy sous surveillance.
près un « malaise » survenu au milieu d'un footing à Versailles, hier, le président Nicolas Sarkozy, 54 ans, a été hospitalisé à l'hôpital parisien du Val-de-Grâce. Mais il « va bien », a indiqué l'Elysée.

L'hyperactif chef de l'Etat était soumis à des examens dans cet hôpital militaire qui accueille souvent des personnalités politiques.

En fin de journée, le Président parlait « normalement avec le personnel soignant », a déclaré Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée.

Un des proches du Président, Patrick Balkany, a expliqué qu'il avait subi « ce que je connais très bien, un malaise vagal ». Cette indisposition qui entraîne une brève perte de connaissance est spectaculaire mais sans gravité, selon des sources médicales.
« Il va bien, il a faim, il râle », selon le maire UMP de Levallois-Perret.

Le Premier ministre François Fillon a écourté son week-end dans la Sarthe pour rentrer à Paris. L'épouse du Président, Carla, était auprès de son époux hier soir.

Le malaise s'est produit à Versailles, qui abrite la résidence de la Lanterne contiguë au parc du Château, où le chef de l'Etat passe parfois son week-end. Entouré de gardes du corps, il effectuait un de ses footings habituels.

Un promeneur qui a requis l'anonymat a raconté avoir été dépassé, entre 13 h 00 et 13 h 30, par un homme en train de courir dans l'allée de la Lanterne. Selon ce témoin, il avait l'air fatigué. Puis il l'a vu s'écrouler à 8 mètres de lui.

Les gardes du corps l'ont allongé derrière un arbre et ont appelé les secours. Ils ont empêché les rares passants de s'approcher et leur ont demandé de passer par un autre chemin. Un hélicoptère est arrivé vers 13 h 40, avant de redécoller peu après. Ce témoin a ensuite vu Carla Bruni-Sarkozy arriver à vive allure sur une moto de la police.

Le 3 juillet, un bulletin de santé avait indiqué que le chef de l'Etat avait subi des examens cardio-vasculaires et sanguins qui « se sont révélés normaux ».

Nicolas Sarkozy restera hospitalisé jusqu'à ce matin sous surveillance cardiologique. Il a annulé une cérémonie prévue ce midi à l'Elysée. « Il ne sera pas présent pour la signature de la médiation du crédit demain et sera remplacé par Christine Lagarde », a déclaré son conseiller pour la communication Franck Louvrier.

# Posté le lundi 27 juillet 2009 13:16

Pour une formation professionnelle plus juste et efficace.

Le projet de loi sur la formation professionnelle est examiné à partir du 15 juillet à l'Assemblée Nationale, avec un objectif précis : faire face à la crise de l'emploi et assurer à tous les publics une optimisation de leur vie professionnelle.


Le projet de loi relatif à l'orientation et à la formation professionnelle tout au long de la vie vient s'imposer comme un remède à destination d'une population active majoritairement peu qualifiée. En 2005, les personnes ayant un niveau de formation égal ou inférieur au CAP et au BEP représentaient ainsi 56% de la population active.

« La formation professionnelle est la meilleure arme anti-crise », a déclaré Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat à l'emploi, à l'aube d'une restructuration d'envergure du système de formation professionnelle souhaitée depuis 2007 par Nicolas Sarkozy. Il aura pour objectif de permettre à chacun de progresser d'au moins un niveau de qualification au cours de sa vie professionnelle.


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Rétablir l'égalité face à la formation



Principale innovation du texte, le redéploiement de l'argent vers les publics qui en ont le plus besoin, à savoir les personnes les moins qualifiées, les salariés de petites entreprises et les chômeurs. « Il est anormal que ces derniers soient si peu nombreux à accéder à la formation, alors que c'est un tremplin pour retrouver un travail », a regretté Laurent Wauquiez. En effet, aujourd'hui, un ingénieur ou un cadre a en moyenne de trois fois plus de chance de se voir proposer une formation qu'un ouvrier non qualifié.

Pour palier ces inégalités, le texte entend créer un Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels de 900 millions d'euros destiné aux salariés les moins qualifiés et aux demandeurs d'emploi. Il sera plafonné à 13% des contributions obligatoires des employeurs à la formation professionnelle et financera notamment :


- La Préparation opérationnelle à l'emploi (POE) à destination des chômeurs susceptibles d'occuper un poste proposé par le Pôle emploi. Elle permettra aux salariés d'accéder à une offre d'emploi identifiée ;

- La mise en place d'un bilan d'étape, après deux ans d'ancienneté, qui sera actualisé tous les cinq ans. Ce dernier permettra de déterminer les besoins et objectifs de professionnalisation des salariés au regard tant des évolutions attendues de l'entreprise que du projet professionnel des salariés ;

- la création d'un passeport formation qui permettra de récapituler le parcours du salarié.


Ce seront ainsi 200 000 chômeurs de plus et 500 000 salariés peu qualifiés qui seront formés chaque année.

A ceci s'ajoute l'élargissement des contrats de professionnalisation aux chômeurs de plus de 25 ans et aux bénéficiaires du RSA, de l'allocation de solidarité spécifique (ASS), de l'allocation pour adultes handicapées (AAH), ou d'un contrat unique d'insertion.

Conscient que les grandes entreprises captent actuellement « l'essentiel des sommes collectées », Laurent Wauquiez a annoncé la sanctuarisation de 1.2 milliards d'euros à destination des entreprises de moins de 50 salariés.

Afin d'améliorer l'orientation professionnelle, les organismes d'information et d'orientation seront soumis à une labellisation type ISO.

Enfin, le projet propose de faire dépendre la DIF à la personne plus qu'à son « statut » de salarié. Il pourrait être désormais utilisable en cas de chômage, pendant la moitié de la période d'indemnisation.


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Remettre à plat la question des fonds


Le texte prévoit de réduire à une quinzaine d'organismes les nombreux organismes collecteurs paritaires agrées. Il vise aussi à accroître la transparence de la gestion de ces organismes, à en diminuer les frais de gestion et à permettre une meilleure allocation des fonds vers les petites et moyennes entreprises qui bénéficient aujourd'hui insuffisamment des outils de la formation professionnelle. Il propose également de revoir la gestion des fonds, trop cloisonnée et peu transparente.


Soutenir les nouveaux métiers


Le texte doit par ailleurs permettre de favoriser l'émergence des métiers en mettant fin au cloisonnement des fonds au niveau de chaque branche professionnelle. « De nombreuses formations aux emplois « verts » vont ainsi pouvoir être mises sur pied » s'est enthousiasmé le secrétaire d'Etat à l'emploi, ce secteur bénéficiant en effet d'une dynamique inédite, tout comme les emplois de services à la personne.


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Reconsidérer le statut des seniors


L'autre innovation soutenue par le projet de loi concerne la revalorisation de l'expérience des quinquagénaires qui bénéficieront via la mise en place d'un tutorat d'un maintient en entreprise. En encourageant les seniors à jouer le rôle de « tuteurs », capables d'encadrer les débutants, le gouvernement souhaite valoriser leur expérience et encourager leur présence en entreprise, plus rare en France que dans les autres pays européens. L'allocation de l'Etat aux entreprises offrant des formations en alternance avec tuteur sera ainsi portée pendant six mois à 345 euros contre 230 actuellement.


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Le gouvernement a d'ores et déjà pris de l'avance sur la mise en place du projet de loi en débloquant, dès le mois d'avril 2009 en accord avec les partenaires sociaux, 360 millions d'euros, pour former des salariés victimes notamment de licenciements économiques. « Dans le Nord-Pas-de-Calais, des salariés de la vente à distance ont pu se reconvertir pour être recrutés par des centres d'appel », s'est félicité Laurent Wauquiez qui y voit un chemin à suivre.

L'application du projet de loi relatif à l'orientation et à la formation professionnelle tout au long de la vie sera pilotée conjointement par l'Etat, les partenaires sociaux et les régions.
Pour une formation professionnelle plus juste et efficace.

# Posté le mercredi 15 juillet 2009 14:32

Tarif EDF : c'est le gouvernement qui décide.

Tarif EDF : c’est le gouvernement qui décide.
Xavier Bertrand a répondu jeudi aux propos du PDG d'EDF Pierre Gadonneix qui a annoncé l'intention de l'entreprise d'augmenter de 20% de ses tarifs. Si la nécessité de désendetter le groupe pour assurer les investissements futurs d'EDF est bien réelle, le Secrétaire Général du Mouvement Populaire a rappelé que la décision n'appartenait qu'au seul gouvernement.


« C'est peut-être EDF qui demande, mais ce n'est pas EDF qui décide! C'est le gouvernement qui décide et ce n'est pas l'entreprise qui choisit ses tarifs », a affirmé Xavier Bertrand.

Le Secrétaire Général a ainsi considéré que l'augmentation des tarifs d'une énergie aussi essentielle pour les Français s'avérait particulièrement contraignante en ces temps de crise.

# Posté le mercredi 15 juillet 2009 14:28