Nicolas Sarkozy fait le point sur le plan de relance

Nicolas Sarkozy fait le point sur le plan de relance
A l'occasion d'une réunion publique à St Quentin, le 24 mars, le Président de la République s'est adressé avec pédagogie aux Français pour leur expliquer les avancées du gouvernement sur les différentes problématiques engendrées par la crise économique.


Un discours de valeurs


Nicolas Sarkozy a souhaité rappeler les valeurs qui sont au c½ur de sa politique : le travail et la responsabilité. Le Président entend poursuivre sa dynamique de revalorisation du travail. Il a répondu ainsi aux critiques nées de sa volonté de ne pas supprimer le bouclier fiscal qu'il qualifie d' « expression d'une société qui valorise la réussite ». Nicolas Sarkozy se refuse donc à tout égalitarisme « qui ne fait pas parti de [ses] valeurs ».Il a rappelé qu'il n'y aura pas d'augmentation des impôts qui serait un obstacle à la reprise de la croissance.

Le Président souhaite s'adresser à « cette majorité silencieuse qui n'a pas les moyens de se mettre en grève, qui n'a pas les moyens de manifester ou qui a la volonté de privilégier son travail ». Les réformes engagées seront donc maintenues. Le Président ne veut pas fléchir devant les contestataires. Il faut « laisser le temps à toutes les mesures de produire leurs effets » a insisté Nicolas Sarkozy.

Mais l'Elysée n'excusera pas pour autant les dérives du capitalisme. Le Président s'adresse directement à ceux parmi les chefs d'entreprise qu'il juge irresponsables et sans scrupules et a rappelé que le capitalisme c'est « l'éthique de l'effort, de la responsabilité et de l'honnêteté ».

Il n'a pas hésité à sermonner fermement les entreprises qui ne respectent pas ces valeurs. Selon lui, il ne « doit plus y avoir de bonus, de parachute doré ou de stock-options dans une entreprise qui reçoit une aide de l'Etat ou qui met en ½uvre un plan social d'ampleur ».

Le Président déposera une proposition de loi à l'automne sur le partage des profits. Il dressera un premier bilan, en juin, avec les différentes organisations syndicales, sur les mesures mises en place depuis le début de la crise.


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La relance par l'investissement


Nicolas Sarkozy est revenu sur la nécessité de soutenir les entreprises. Le Président poursuit sa stratégie de relance par l'investissement souhaitant répondre aux attentes de « la France qui travaille malgré l'angoisse ». Il utilisera ainsi le fonds stratégique d'investissement afin d'investir 10 millions d'euros dans Heuliez et de soutenir l'industrie automobile.

Le Président a annoncé la mise en place d'une taxe carbone visant à lutter contre le dumping environnemental et à « faire participer les importations au financement de notre protection sociale ». Il a rappelé qu' « il n'y a aucune raison que nous acceptions (...) un dumping environnemental qui finira par conduire le monde à la ruine ». Il entend ainsi défendre les entreprises françaises contre leurs concurrentes étrangères n'étant pas soumises aux mêmes législations environnementales.

Le Président a rappelé l'intention du gouvernement de supprimer la taxe professionnelle « qui n'existe nulle part ailleurs. Dans un monde libre, si on taxe l'investissement et le travail, [ils] iront ailleurs » conclut-il.

Le discours avait également pour vocation de rassurer les Français sur la légitimité de la relance par l'investissement qualifiée d' « occasion historique de rattraper notre retard ». Le Président a ainsi pris l'exemple du réseau ferré francilien, aujourd'hui vétuste et saturée, qui « impose tous les jours à des millions de Franciliens une vie infernale ». Il s'exprimera le 29 mars sur ce sujet.


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Les mesures pour l'emploi


Afin de permettre une plus grande réactivité face aux restructurations et aux plans sociaux, Nicolas Sarkozy a annoncé la création de « commissaires à la réindustrialisation ». Ils bénéficieront de « moyens d'intervention financiers accrus avec la création d'une ligne de prêts du trésor qui permettra d'intervenir directement ». Ces commissaires auront un rôle de médiateur.

Nicolas Sarkozy s'est aussi engagé pour la jeunesse en annonçant la mise en place d'un « plan d'urgence pour les jeunes avant le 15 avril ». L'Elysée étudie actuellement les propositions de Martin Hirsch, haut commissaire aux Solidarités actives et à la Jeunesse.


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Le gouvernement n'a pas commis d'erreur


Nicolas Sarkozy a clôt son discours en rassurant les Français sur la direction choisie par le gouvernement : « le chemin que nous avons pris nous permettra de nous en sortir. J'ai confiance. » Frédérique Lefebvre, porte parole de l'UMP, de réagir en saluant la lucidité et la détermination du discours du Président : "A Toulon, le président de la République a été le premier chef d'Etat à mesurer l'ampleur de la crise. A Saint-Quentin, il nous montre le chemin pour en sortir".

# Posté le samedi 28 mars 2009 18:29

Investir dans la jeunesse

Investir dans la jeunesse
Martin Hirsch, haut commissaire aux Solidarités actives et à la Jeunesse, a exposé le 22 mars les premiers résultats de la commission de concertation sur la politique de la jeunesse qu'il préside.


Le haut commissaire doit faire face au malaise économique et social des moins de 25 ans, avec une conjoncture particulièrement défavorable à l'emploi. Pour exemple, dans les quartiers défavorisés, le nombre de jeunes inscrits au chômage a progressé de 57.2% - les diplômés chômeurs ayant doublés - entre janvier 2008 et janvier 2009. C'est pourquoi le gouvernement a décidé de renforcer sa politique pour l'emploi des jeunes en travaillant sur quatre objectifs complémentaires :


*Des efforts en faveur de la formation des jeunes sans qualification
*La multiplication des formations en alternance
*Le renforcement du suivi des jeunes par le service public de l'emploi
*La formation et le recrutement de jeunes par les entreprises qui bénéficient de crédits du plan de relance


Souhaitant agir en faveur de cette génération en difficulté, l'ancien Président d'Emmaüs, a annoncé une partie de son plan d'actions visant à faire de la jeunesse française « une génération active »


Comment ?


Proposer à 30 000 volontaires d'effectuer un service civique rémunéré 600 euros par mois
Profiter de la réduction du taux de TVA dans la restauration pour stimuler l'embauche massive de jeunes sans qualification
Une embauche de 100 000 jeunes en contrat en alternance, financée par l'Etat, pour un coût de 1.5 milliard d'euros. En contrepartie, les entreprises devront s'engager à assurer la formation et les jeunes à rester de trois à cinq ans dans le secteur choisi. Cette mesure pourra être financée par la baisse de l'allégement des charges dont bénéficient les entreprises. Le gouvernement « paiera la prise en charge plus grande du salaire » pendant deux ans
Il s'agit pour Martin Hirsh « de la meilleure formule pour tout le monde». Certaines grandes entreprises françaises ont d'ores et déjà assuré leur soutien à la politique du haut commissaire à la Jeunesse comme Danone ou encore Total qui devrait selon le haut commissaire « consacrer des sommes substantielles aux programmes » du gouvernement pour la jeunesse. Des points restent néanmoins en suspens. Il s'agit de convaincre les entreprises d'embaucher et de parier sur l'avenir sans connaître la fin de la crise.


Le débat est donc ouvert et c'est bien l'intérêt des propositions de Martin Hirsch. Emmanuelle Pérès, secrétaire générale du Centre des jeunes dirigeants et membre de la commission de concertation sur les politiques de la jeunesse se félicite de voir le haut commissaire « trouver des solutions à l'emploi des jeunes adultes (...) car il y a des mesures d'urgence à prendre ».

# Posté le mardi 24 mars 2009 14:51

Le tourisme : un enjeu majeur pour l'économie française

Le tourisme : un enjeu majeur pour l’économie française
Prochainement en examen au Parlement, le projet de loi de développement et de modernisation des services touristiques vise à moderniser l'un des secteurs les plus importants de notre économie.



Destiné à moderniser durablement le secteur du tourisme, le projet de loi de développement et de modernisation des services touristiques, vise à permettre à la France de rester le premier pays au monde en nombre de touristes chaque année avec 82 millions de personnes.

Pourtant, la France n'est classée qu'au troisième rang mondial en termes de recettes qui découlent du tourisme. Vivier d'emplois important avec 2 millions de personnes travaillant en France dans ce secteur, le tourisme doit se moderniser pour répondre aux défis imposés par les nouvelles formes de tourisme.

La nouvelle forme d'achat de voyages par internet, mes séjours de luxe plébiscités par les étrangers, où le développement du tourisme durable, sont quelques-uns des grands défis qui s'imposent à la France. En pleine crise financière, le secteur du tourisme résiste mais la France, pour garder son leadership à travers le monde, doit moderniser son offre.

Depuis les Assises du Tourisme en juin 2008, plusieurs grandes orientations se sont imposées au rythme des discussions et des concertations avec les professionnels du tourisme et la « marque France » a été créée afin d'harmoniser l'image de la France partout dans le monde permettant à tous les acteurs de se prémunir d'une communication organisée sur tout le territoire.


Ainsi, ce projet de loi comprend 4 axes majeurs :


- une réforme du système de classement hôtelier pour le tourner davantage vers la notion de service au client. La 5ème étoile sera créée afin d'attirer une nouvelle clientèle internationale. Quant au référentiel de classement inchangé depuis 1986, il sera actualisé par l'agence de développement touristique.

- la création de l'Agence de développement touristique qui devra coordonner la politique de tourisme de manière plus efficace. Cette agence exercera également des missions d'intérêt général dans le domaine du classement hôtelier et de la tenue du registre des opérateurs de voyage.

- une réforme de la réglementation des chèques-vacances qui seront étendus aux petites entreprises. En 2008, sur les 3 millions de salariés qui disposaient de chèques-vacances, seuls 30 000 faisaient partie d'une entreprise de moins de 50 salariés. Il s'agit donc d'assouplir les conditions d'accès pour en améliorer la diffusion et de parvenir à 500 000 nouveaux bénéficiaires dans les PME d'ici 2011. « Le tiers de la population française n'a toujours pas accès aux vacances, la politique sociale du tourisme constitue une orientation essentielle de la politique du tourisme », a déclaré Hervé Novelli, le 6 mars dernier.

- la modernisation et la simplification de la réglementation de la vente de voyages en réduisant le nombre de régimes d'autorisation actuels en un seul, et en facilitant les conditions d'accès à la profession tout en garantissant également la protection du consommateur. Ceci afin de renforcer la compétitivité des vendeurs de voyage en France face à leurs principaux concurrents et de s'adapter au développement de l'offre de voyages sur internet.



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Les chiffres clés du tourisme



1 : c'est le rang de la France dans le monde en terme de destination avec 82 millions de touristes étrangers en 2007.

2 millions : c'est le nombre de personnes qui travaillent dans le secteur du tourisme

6% : c'est la contribution du tourisme au PIB chaque année.

3 millions : c'est le nombre de salariés qui ont la possibilité de bénéficier de chèques-vacances.

5ème : c'est l'étoile qui sera créée pour répondre à la demande internationale.


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# Posté le samedi 21 mars 2009 07:00

Femmes : le défi de l'égalité

Femmes : le défi de l’égalité
La Journée internationale de la femme, qui a lieu le 8 mars, a cette année pour thème « Egalité-parité, Réalité ? ». Etat des lieux et perspectives.

Etat des lieux


Depuis plus de 50 ans, les mouvements et associations de femmes mais aussi les gouvernements successifs qui se sont battus pour obtenir leur juste place dans la société ont permis des avancées majeures sur de nombreux aspects de la vie quotidienne des Françaises.

« Depuis 1972, ce ne sont pas moins de six lois qui ont posé des règles destinées à garantir la place des femmes dans le monde du travail. Cet arsenal législatif a été encore consolidé par la révision constitutionnelle de juillet 2008, la Constitution précisant désormais à son article 1er que « la loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux responsabilités professionnelles et sociales ».

Néanmoins, si l'égalité entre les hommes et les femmes est désormais acquise en droit dans notre pays et si de nombreux progrès peuvent être constatés, il reste de nombreux domaines où cette égalité de droit ne s'est pas encore concrétisée. La représentation équilibrée entre les hommes et les femmes n'est pas encore atteinte en politique.
Dans la vie économique, malgré un niveau de formation égal voire supérieur à celui des hommes, les femmes restent éloignées des postes de décision et les écarts de salaire persistent autour de 19% dans le secteur privé.



Enfin, 10% des femmes sont encore victimes de violences au sein de leur couple.


Aujourd'hui, au-delà de l'égalité législative, le véritable défi est dans l'application quotidienne de cette égalité grâce à une politique plus volontariste.

Dans une lettre adressée aux femmes élues UMP, Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP, apporte tout son soutien aux femmes qui s'engagent en politique et regrette que trop peu de femmes ne le fasse. "Devenir élue de la République" écrit-il, "est un choix qui nécessite une implication totale dans la défense des intérêts de sa « collectivité/circonscription », parfois emprunte de sacrifices personnels".


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Concilier vie professionnelle et vie personnelle : le défi des femmes du XXIe siècle

Un sondage CSA des 4 et 5 février 2009 montre que 34% des femmes, soit une femme sur trois, déclare avoir eu le sentiment d'avoir été victime de discrimination sur son lieu de travail parce qu'elle est une femme.

De la même manière, si aujourd'hui 81% des femmes de 25 à 49 ans ont une activité professionnelle, elles ne représentent que 7% des cadres dirigeants des 5000 premières entreprises de France et elles ne sont que 5% à siéger dans les conseils d'administration des grands groupes français.

Or une étude réalisée par McKinsey Companyy en 2007 montre, chiffres à l'appui, que la mixité constitue «un véritable enjeu de compétitivité pour les entreprises» : plus la présence des femmes est forte dans leurs instances dirigeantes, plus leurs performances financières s'avèrent bonnes.


Comment mieux faire ?


Nicolas Sarkozy a fait de la parité hommes/femmes dans le travail tant au niveau de la fonction que du salaire, une priorité. Depuis 2007, les ministres en charge de ces dossiers ont ainsi mis en place un certain nombre d'outils visant à rendre effectives les dispositions législatives.

- En novembre 2007, lors de la conférence tripartite sur l'égalité professionnelle et salariale entre les hommes et les femmes, des mesures ont été annoncées pour que les entreprises de plus de 50 salariés mettent en place d'ici à 2010, un projet de résorption des écarts salariaux entre les hommes et les femmes, sous peine de sanctions financières.

- Dans le nouveau statut d'auto-entrepreneur mis en place en janvier 2009, Hervé Novelli, Secrétaire d'Etat chargé du Commerce, de l'Artisanat, des PME des services et du tourisme, a fait une large place à l'entrepreneuriat féminin.

- Des délégations régionales et départementales aux droits des femmes et à l'égalité ont été créées. Le Service des droits des femmes et de l'égalité se compose de 230 agents, répartis entre une administration centrale de 50 personnes et un réseau déconcentré de 180 personnes implantées sur 104 points du territoire, y compris en Outre Mer, au sein de délégations régionales et départementales.

- Le 11 avril 2008, une « charte de parentalité en entreprise » a été présentée. Elle a pour but de faire reconnaître la parentalité au sein des entreprises par la mise en place de bonnes pratiques et d'un environnement mieux adapté aux responsabilités familiales. Signée par environ 70 entreprises, cette charte concerne aujourd'hui 1 million de salariés et doit améliorer plusieurs aspects de la vie en entreprise : des réservations de places en crèches, à l'aménagement des horaires, en passant par la mise à disposition d'un pédiatre une demi-journée par semaine ou de l'utilisation du compte-épargne temps pour le congé parental.

- Afin de faciliter la mise en place de charte de parentalité en entreprise, un Observatoire de la parité en entreprise a été lancé en novembre 2008. Ses principales missions : évaluer, à travers un baromètre annuel, les pratiques des employeurs en faveur de la conciliation entre vies professionnelle et personnelle, animer le partage des bonnes pratiques entre entreprises, notamment via le site internet qui diffuse les actions concrètes menées par les différentes sociétés, augmenter le nombre d'entreprises signataires de la Charte de la parentalité.


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Lutte contre les violences faites aux femmes


Aujourd'hui, une femme décède tous les trois jours sous les coups de son compagnon. Moins de 9% des femmes portent plainte pour violences conjugales même si ces dernières années, grâce aux campagnes d'information, plus de femmes osent le faire. Malgré cela, pour toutes celles qui le font, la crainte des représailles est omniprésente.

En 2007, devant l'urgence et la gravité de la situation, le Gouvernement a mis en place un plan triennal (2008-2010) répondant à quatre objectifs :

- Mesurer pour briser les tabous. Pour lutter contre ces violences il faut identifier et quantifier les actes afin d'en faire une meilleure diffusion publique pour aider ces femmes à oser en parler.

- Prévenir ces violences inacceptables. Un changement dans l'image portée sur les femmes, notamment dans les médias, mais également dans les quartiers auprès des jeunes est nécessaire pour mieux prévenir ces violences. Prévenir contre les violences sexistes commence à l'école.

- Coordonner tous les acteurs et les relais de l'action. Des moyens seront mis en oeuvre pour que chaque département puisse garantir une prise en charge globale et pérenne des femmes victimes. La formation des professionnels concernés par les violences faites aux femmes - professionnels de santé, travailleurs sociaux, conseillers familiaux... - sera renforcée.

- Protéger les femmes victimes et leurs enfants en tous points du territoire. Le cadre juridique autour de la protection des femmes est en train d'évoluer, grâce à de meilleurs dispositifs d'accompagnement. Les femmes victimes de violences sont désormais prioritaires dans les centres d'hébergement d'urgence. L'écoute et l'accueil des femmes ont été améliorés, notamment grâce à l'amélioration de la ligne téléphonique 3919 destinée aux victimes ou témoins de violences conjugales et qui reçoit 7000 appels par mois.

En octobre 2008, une grande campagne de communication sur les violences faites aux femmes a été lancée. Elle s'adresse non seulement à la femme victime ou potentiellement victime mais également à l'auteur de violences et aux témoins de ces actes. Un site internet www.stop-violences-femmes.gouv.fr/ a été lancé par Valérie Létard, Secrétaire d'Etat chargée de la Solidarité.

Il apporte une écoute, des conseils, des adresses, des témoignages, des recours à toutes les femmes qui s'estiment victimes de violences conjugales, de violences au travail, de mutilation ou d'agressions sexuelles.


Les chiffres de la violence

-En 2007, 166 femmes sont décédées sous les coups de leur conjoint
- 2% des femmes dénoncent des agressions et du harcèlement d'ordre sexuel
- 1 femme sur 10 est victime de violences au sein du couple
- Ces violences représentent un coût pour la société de plus d'un milliard d'euros



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Développer et renforcer la place des femmes dans la société


Dans son discours sur la politique familiale du 13 février 2009, Nicolas Sarkozy s'est prononcé en faveur d'une meilleure conciliation entre la vie professionnelle et la vie personnelle et a souhaité que le Gouvernement agisse dans deux directions :

- D'ici à 2012, 200 000 places d'accueil d'enfants supplémentaires seront créées. L'effort se portera également sur les procédures de garde. Ainsi, dès 2009, une assistante maternelle pourra garder 4 enfants au lieu de 3 auparavant. Les établissements de garde devront également élargir leurs horaires d'ouverture afin de mieux s'adapter aux emplois du temps des parents qui travaillent.

- Les partenaires sociaux devront être plus actifs en matière familiale. Aujourd'hui, seuls 2% des employeurs de plus de 20 salariés ont une crèche d'entreprise. Le Président de la République souhaite que les partenaires sociaux se saisissent de ce problème et utilisent avec les entreprises la « charte de la parentalité en entreprise ». De son côté, le Gouvernement aidera juridiquement et fiscalement les entreprises qui souhaitent mettre en place ce dispositif.

Nicolas Sarkozy a souhaité qu'une concertation sur le congé parental et le retour à l'emploi des personnes qui ont cessé leur activité pour élever leurs enfants soit lancée avec les partenaires sociaux.

Dans les quartiers, parce que la situation des femmes est difficile et que 50% d'entre elles sont au chômage, Brice Hortefeux, Ministre du Travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville, a annoncé qu'il prendrait des mesures allant dans quatre directions :
- Améliorer l'apprentissage de la langue française.
- Améliorer la garde d'enfants dans ces quartiers pour permettre aux femmes de travailler.
- Développer de nouveaux programmes d'accès à l'emploi, notamment dans les métiers des services à la personne.
- Mettre en ½uvre des actions d'aide à la parentalité pour que les mères de famille de ces quartiers soient pleinement autonomes et puissent exercer dans les meilleures conditions leurs fonctions de parent.


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Egalité homme/femme : quel bilan pour l'Union européenne ?


Ces trente dernières années, l'Union européenne et le Parlement européen ont lutté activement en faveur de l'égalité des genres. De nombreux changements concrets ont ainsi vu le jour dans des domaines aussi variés que les conditions de travail, la discrimination ou la violence. Afin d'y parvenir, le Parlement européen dispose de nombreux outils dont le soutien des ONG.

# Posté le jeudi 19 mars 2009 05:47

Réformer le crédit pour responsabiliser les prêteurs.

Réformer le crédit pour responsabiliser les prêteurs.
Lundi 16 mars, Christine Lagarde, Luc Chatel et Martin Hirsch ont présenté les orientations du Gouvernement pour réformer le crédit aux ménages et aux entreprises et mieux accompagner les difficultés d'endettement.

Lors du point presse de l'UMP, Frédéric Lefebvre a salué l'action du Gouvernement qui « s'est saisi du problème des crédits en France, sujet prégnant pendant les moments de crise »

Il estime « indispensable qu'après les efforts faits par la collectivité pour sauver les banques, celles-ci répercutent la baisse des taux sur leurs clients (...). On ne peut laisser les banques se servir de la baisse des taux de la Banque Centrale européenne pour refaire leur marge », il a demandé, dans le même temps, « la création d'un tableau de bord pour suivre les taux de crédits alloués par les banques aux citoyens et entreprises ».

En matière de crédit, l'UMP propose que le dernier organisme prêteur soit responsable, lorsqu'il n'a pas vérifié la situation financière de l'emprunteur, des conséquences de ses négligences.

Concernant l'éventualité d'un fichier obligatoire, Frédéric Lefebvre estime que « ce débat n'est pas essentiel par rapport à la notion de responsabilité qu'il faut absolument inculquer aux organismes de crédit ».

Les chiffres de surendettement sont éloquents. La hausse de 11% du nombre de foyers touchés par le surendettement doit faire changer les procédés de ces organismes notamment pour ce qui concerne les taux d'appel.

# Posté le jeudi 19 mars 2009 05:12